Phở bò & phở tái, deux bols, un bœuf.

Deux soupes vietnamiennes au bœuf, un même bouillon patient — et une frontière qui se joue entièrement sur la cuisson de la viande. Voici comment les distinguer et choisir votre bol.

Table dressée à la vietnamienne avec un bol de phở, des nems et des herbes fraîches

Phở bò et phở tái : deux mots, une même soupe

Sur la carte d’un restaurant vietnamien, les deux noms se retrouvent souvent côte à côte. Ce sont bien deux soupes de nouilles au bœuf, mais dans le bol elles ne se ressemblent plus tout à fait. La distinction se joue sur le bœuf : la façon dont il est cuit, et la façon dont il arrive dans la soupe.

En vietnamien, « bò » veut dire le bœuf et « tái » une cuisson saignante, à peine saisie. Le phở bò est la catégorie large — tout phở au bœuf en relève. Le phở tái en est une variante précise, celle où de fines tranches de bœuf arrivent presque crues dans le bol, au moment du service.

La grande famille

Le phở bò, le bœuf longuement mijoté

Le phở bò réunit tous les phở dont la garniture principale est le bœuf. Les versions se déclinent selon les morceaux : poitrine mijotée des heures, tranches de gîte, boulettes fondantes ou tendons. Chaque maison compose sa recette, mais le dénominateur commun reste ce bouillon de bœuf longuement infusé.

Né dans le nord du Vietnam, du côté de Hanoï, le phở bò est la version la plus répandue, celle qu’on associe d’abord au mot phở. Une carte qui indique simplement « phở bò » propose en général un bol complet où plusieurs bœufs peuvent se côtoyer.

Bœuf longuement mijoté aux carottes en sauce, façon garniture de phở bò
Cuisinier saisissant une viande à la flamme intense dans une cuisine ouverte
Saisi à la minute

Le phở tái, le bœuf saisi au bouillon

Le phở tái doit tout à sa manière de traiter le bœuf. De très fines lamelles de viande crue sont posées dans le bol, et c’est le bouillon bouillant versé par-dessus qui fait le reste. En quelques secondes, la viande passe du rouge vif au rosé sans rien perdre de sa tendreté — ce passage éclair par la chaleur donne son nom au « tái ».

La technique exige une viande de qualité, tranchée très fin et servie sans attendre. Tout le plaisir tient à ce contraste entre la fraîcheur du bœuf à peine saisi et la chaleur parfumée du bouillon, très loin d’une poitrine mijotée.

Bouillon, nouilles et garnitures : ce qui ne change pas

Au-delà du bœuf, les deux bols reposent sur exactement la même fondation. La différence ne tient pas au décor, mais à l’instant précis où la viande achève sa cuisson.

iBol de phở fumant au bouillon parfumé, garni d’herbes fraîches et de bœuf
La base commune

Le bouillon

Os de bœuf, anis étoilé, cannelle, oignon et gingembre grillés infusés des heures durant : le même bouillon patient porte les deux bols. C’est lui qui signe un vrai phở.

iiNouilles de riz plates bánh phở mêlées de bœuf et de légumes croquants
Le lit du bol

Les nouilles

Des bánh phở, ces nouilles de riz plates et souples, identiques d’une version à l’autre. Elles ne font jamais pencher la balance entre bò et tái.

iiiHerbes fraîches, germes de soja et carottes servis en garniture d’un bol vietnamien
La touche fraîche

Les garnitures

Germes de soja, coriandre, basilic thaï, citron vert et piment se déposent à la fin, au gré de chacun, dans les deux bols sans distinction.

Bien prononcer, et bien choisir

La confusion à l’écrit vient souvent des accents. « Phở » se dit à peu près comme « feu » sur un ton qui descend puis remonte, « bò » comme « bo » sur un ton bas, « tái » comme « taï » sur un ton montant. Sans ces signes, un francophone lit naturellement « pho bo » et « pho tai » — et la nuance passe facilement inaperçue.

Pour choisir, tout se joue sur la texture. Vous préférez une viande bien cuite, fondante, sans surprise ? La poitrine mijotée du phở bò fera l’affaire. Vous aimez les textures et le saignant ne vous effraie pas ? Le phở tái vous offrira quelque chose de plus délicat, plus vif en bouche. Aucune version n’est supérieure : beaucoup d’habitués passent de l’une à l’autre, certains commandent même les deux bœufs dans le même bol. Envie d’aller plus loin ? Comparez les adresses dans notre guide du meilleur phở à Paris 9e, ou opposez le bol froid au bouillon chaud avec notre comparatif bò bún ou phở. Prêt à passer à table ? Découvrez où déguster le meilleur phở à Paris au Phở 98.

Salle du restaurant Phở 98, décor doré, bar central et banquettes bleues
Paris 9e

Déguster un phở au cœur du 9e arrondissement

Du Faubourg Montmartre aux Grands Boulevards en passant par Cadet, un bol fumant n’est jamais loin. Chez Phở 98, on penche pour la douceur d’un phở bò mijoté comme pour la finesse d’un phở tái saignant — à vous de trancher, à table.

Phở 98

Venez trancher vous-même.

Envie de goûter les deux bols et de vous faire votre propre avis ? Réservez une table au Phở 98, 45 rue du Faubourg Montmartre, Paris 9e, ou écrivez-nous pour organiser votre repas.

建议主题:团体预订、包场、媒体咨询、过敏等
我们将在工作日 48 小时内回复。
Questions fréquentes

La différence entre phở bò et phở tái, en clair

  1. Quelle est la différence entre le phở bò et le phở tái ?

    Le phở bò désigne l’ensemble des phở au bœuf, le plus souvent avec une viande cuite comme la poitrine longuement mijotée. Le phở tái, lui, mise sur l’instant : de fines tranches de bœuf cru sont déposées dans le bol puis saisies par le bouillon bouillant versé au service. Tout tient à la cuisson de la viande, et à la texture qu’elle offre en bouche.

  2. Le phở tái contient-il de la viande crue ?

    Le phở tái part d’une viande crue tranchée très finement, mais le bouillon brûlant la saisit en quelques secondes. On obtient un bœuf rosé et juteux, entre cru et cuit : plus une cuisson à la minute qu’une viande crue au sens strict.

  3. Le phở bò et le phở tái ont-ils le même bouillon ?

    Oui. Les deux partagent le même bouillon de bœuf, longuement mijoté avec anis étoilé, cannelle, oignon et gingembre grillés. Ce qui change, c’est le bœuf choisi, jamais la base. Ce bouillon reste ce qui donne au Phở 98 toute sa profondeur.

  4. Comment prononcer phở bò et phở tái ?

    « Phở » se dit à peu près comme « feu », sur un ton qui descend puis remonte ; « bò » comme « bo » sur un ton bas ; « tái » comme « taï » sur un ton montant. Sans les accents vietnamiens, on lit souvent « pho bo » et « pho tai », ce qui gomme une partie de la nuance sonore.

  5. Vaut-il mieux commander un phở bò ou un phở tái ?

    Tout dépend de vos goûts. Le phở bò, avec sa viande bien cuite et fondante, ravira qui préfère éviter le saignant. Le phở tái séduira les amateurs de textures, avec son bœuf rosé à peine saisi. Aucun n’est supérieur : la meilleure réponse reste de goûter les deux.

  6. Où déguster un bol de phở à Paris dans le 9e arrondissement ?

    Phở 98 vous accueille au 45 rue du Faubourg Montmartre, dans le 9e arrondissement de Paris, à deux pas des Grands Boulevards, de Cadet et de Richelieu-Drouot. Le phở est la spécialité de la maison, à savourer sur place ou à commander via Citron 8, Deliveroo et Uber Eats.

À lire aussi